Et si ce qui vous fait souffrir aujourd’hui était le point de départ de votre libération ? La plupart des traumas, des blessures émotionnelles sont comme un frein à notre développement.
À partir du moment où on en prend conscience, à partir du moment où on met le doigt dessus, on peut transformer ce frein en accélérateur.
Il y a plusieurs techniques et approches que j’aimerais partager avec vous.
Un des premiers éléments, c’est de télécharger notre audio. En l’écoutant tous les jours, vous allez apaiser votre mental, apaiser votre corps, ressentir de la gratitude et de la compassion.
Point n°1
Avant de se libérer d’un trauma ou d’une blessure, le premier élément, c’est déjà de repérer et d’accepter.
Repérer un trauma parce que parfois, il est tellement là depuis longtemps qu’on ne sait même pas que ça peut être un trauma. On a même oublié ce qui s’est passé ou peut-être qu’on n’a même pas su. Donc certaines personnes recherchent dans leur passé, questionnent leurs parents…pour essayer de comprendre.
C’est une voie déjà de comprendre quels sont nos traumas et de mettre le doigt dessus et de se dire que ce n’est pas qu’une approche mentale, ce n’est pas qu’un problème mental.
Un trauma, c’est global, c’est-à-dire que c’est mental et corporel. Le corps stocke aussi un certain nombre d’éléments et le corps génère une biochimie en fonction de nos pensées. Si nous avons des blessures émotionnelles, eh bien le corps a une action aussi pour générer toute une chimie négative pour notre corps.
Donc retenez que déjà ce n’est pas qu’un problème mental, c’est un problème physiologique dans sa globalité.
Point n°2
Le trauma, il faut d’abord l’exprimer et non pas le refouler. Parce que plus je garde en moi, plus j’imprime en moi cette empreinte.
Et cette empreinte est souvent négative. Donc on dit souvent que tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime et donc n’imprimez pas ces choses en vous.
Au contraire, exprimez-les pour pouvoir les libérer à terme, mais déjà les adoucir, les diminuer dans les techniques qu’on utilise très couramment mais que vous pouvez utiliser même tout seul.
C’est déjà d’écrire, par exemple, écrire une lettre sur votre trauma ou à votre trauma ou à quelqu’un pour parler de votre trauma, même si vous ne lui envoyez pas. Et c’est peut-être cette personne qui est directement responsable, mais vous pouvez écrire à l’événement aussi qui est directement responsable.
Donc les moyens d’exprimer : déjà verbalement, parler à quelqu’un comme on l’a dit. On peut aussi écrire. Il y a également le dessin avec ce qu’on appelle par exemple l’art-thérapie. Dessiner permet aussi d’atténuer déjà quelque chose. Vous pouvez aussi vous parler à vous-même en marchant par exemple. Donc il existe de nombreuses techniques qui sont très simples pour commencer à en parler, commencer à démystifier la chose et commencer à atténuer l’effet du trauma lui-même.
Point n°3
Pour travailler un trauma, on peut déjà travailler avec son corps aussi. Alors bien sûr, il y a certains traumas physiques. Si on a eu un accident, si on a eu une altercation, on a eu sûrement quelque chose de physique évidemment. Donc là, vous voyez bien l’impact du corps.
Mais même si c’est émotionnel, même si c’est une blessure émotionnelle, eh bien on a un impact physique. Comme je vous l’ai dit, le corps stocke beaucoup de choses et génère une chimie interne.
Donc comment peut-on travailler ces traumas sur le corps ? Déjà sans travailler le trauma lui-même, si on travaille le calme, l’apaisement avec du yoga par exemple, avec de la méditation en pleine conscience par exemple, avec des bains sonores, notamment les gongs, les bols, etc.
On peut faire du sport, aller courir, aller faire du vélo, aller marcher en nature, aller faire des câlins aux arbres, etc.
Vous allez ainsi être en calme beaucoup plus souvent parce que le trauma réactive des zones de stress, des zones d’angoisse.
Point n°4
Pour atténuer ou guérir d’un trauma, l’idée c’est de reprogrammer son cerveau. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire remplacer des informations négatives par d’autres plus positives ou plus équilibrées.
Alors après, il y a plein de techniques pour faire ça. Vous avez peut-être entendu parler de l’EMDR qui est une technique avec un voyage oculaire qui avait été notamment découvert avec des personnes qui avaient un syndrome post traumatique dans l’armée notamment.
On peut également parler de l’hypnose qui va distraire votre subconscient et lui raconter une nouvelle histoire parce que vous avez compris qu’il y a un événement, une situation, mais il y a aussi la perception du cerveau de cet événement et cette situation et que le cerveau parfois perçoit plus négativement quelque chose.
Par exemple, si on met deux personnes face à une même situation, elles ne vont pas percevoir la même chose face à leur éducation, leur carte mentale, leur religion, leur pays, leurs racines. On ne va pas percevoir la même chose. Donc il y a la situation en elle-même et l’interprétation de la situation.
Et donc l’important, c’est de se dire qu’il y a des spécialistes, il y a des experts par exemple en psychologie qui peuvent aussi nous aider justement à travailler ça, à mettre des mots dessus, à diminuer l’intensité, à mettre de côté.
Et donc quand on travaille en EMDR, en hypnose, ça peut être en EFT, en d’autres choses aussi, l’idée c’est d’apaiser, d’atténuer, raconter une autre histoire, de mettre un sens derrière ça, de mettre un nouvel équilibre et quelque part eh bien on vient abaisser la vigilance de l’amygdale parce que l’amygdale est en hyper vigilance.
Mais si j’arrive à lui dire « Non, non, là maintenant c’est OK, il y a plus besoin de regarder cette situation, elle est travaillée, elle est OK. » Donc elle va moins se stimuler pour ce type d’événement qu’elle croit reconnaître.
Cela va permettre à l’hippocampe de remettre une autre mémoire sur le sujet comme de réimprimer quelque chose, de pouvoir mettre une date, une case, un espace, un lieu et de plus le garder là sur le vif, de le stocker tranquillement parce qu’il devient moins important aujourd’hui et ce qui permet au cerveau cartésien justement une meilleure analyse, une meilleure compréhension des sujets et de retrouver un sens pour la suite. Donc si vous arrivez justement à calmer ça, vous allez réécrire une nouvelle page de votre vie.
Point n°5
Après un trauma, ce qui est important, c’est de créer du sens. Du sens parce que bien sûr la blessure est une cicatrice mais elle peut nous amener vraiment à une autre forme de de sagesse.
Une sagesse qui va recréer de la vie, qui va recréer un épanouissement, une élévation. On va peut-être pouvoir en parler autour de nous. On va peut-être pouvoir transmettre notre expérience, notre vécu et comment nous l’avons corrigé, réintégré, apaisé, transformé. Donc ça va être source d’inspiration pour d’autres et puis toute cette énergie gagnée en libérant notre trauma. Si vous lâchez une partie de votre trauma, eh bien vous aussi, vous allez vous envoler vers une autre vie.

