Dans cet article, je me pose la question de savoir si on a encore le droit de se plaindre. Dans un contexte où il importe de montrer que tout va bien, où l’image a pris le dessus sur beaucoup de registres, je me suis posé la question de savoir si se plaindre dans le sens exprimer ce qui ne va pas, était un problème ou au contraire un mécanisme important pour le bon fonctionnement de qui nous sommes.
Et avant de répondre à ces questions, je vous invite à télécharger notre audio de cohérence cœur-cerveau. C’est un cadeau pour que vous puissiez prendre soin de vous.
Sommaire de l’article
Ce qu’il me semble intéressant de comprendre, c’est déjà que se plaindre est un mécanisme de régulation émotionnelle. En effet, se plaindre, exprimer quand ça ne va pas, exprimer ce qui ne va pas est important parce que cela nous permet par la verbalisation de nous réguler émotionnellement.
Le sujet n’est pas tant de se plaindre que la façon dont on aborde la plainte. Plusieurs ont été menées et notamment une étude menée par l’université de Stanford démontre que les personnes qui ont tendance à se plaindre de façon chronique, en permanence, voit leur hippocampe – cette partie du cerveau qui est engagée dans la mémoire et dans la résolution de problème – se rétrécir.
À contrario, une université du Wisconsin a démontré que se plaindre, exprimer ce qui ne va pas quand ça ne va pas permettrait de réduire de 27 % l’impact émotionnel. En d’autres termes, se plaindre de manière chronique est un problème mais à contrario, se plaindre permet un impact positif sur notre réalité émotionnelle.
Je voudrais vous inviter à réfléchir sur votre relation à la plainte, c’est-à-dire comment mettre en place des outils qui vont vous permettre de réinventer notre relation à la plainte.
Première clé que j’ai envie de partager avec vous, c’est ce que je pourrais appeler la plainte utile, c’est-à-dire lorsque vous rentrez dans un process de plainte, d’expression de quelque chose qui ne va pas, déjà posez-vous trois questions.
Quand vous êtes face à une réalité problématique, adoptez la règle des 50/50. Prenez 50% du temps que vous consacrez à ce sujet à vous poser la question de ce qu’est réellement ce problème. Est-ce que c’est un petit problème ? Est-ce que c’est un gros problème ? Puis changez immédiatement de mindset, d’état d’esprit pour commencer à trouver des solutions.
Prenez le temps d’identifier ce qui vous irrite, prenez le temps de savoir l’impact de cette réalité là sur vous et prenez le temps de remplacer cette réalité par une réalité où vous allez être aux manettes de votre vie en apportant systématiquement des solutions.
En 2023, une étude Gallup s’est intéressée à certains dirigeants. Ces derniers prenaient le temps d’exprimer 10 minutes par jour leur frustration. Ils l’exprimaient dans un cahier, à voix haute, avec un coach ou avec un mentor. Les résultats ont montré qu’en exprimant leur frustration pendant 10 minutes par jour, ces dirigeants ont augmenté leur productivité de 25 %. Donc vous voyez les bienfaits de la récurrence, de la petite dose d’expression de la frustration, de la plainte au quotidien pour ne pas emmagasiner et pour retrouver une forme d’énergie qui va améliorer notre productivité.
Dans un contexte où j’ai parfois l’impression que nous sommes entrés dans une forme de tyrannie du positif, le vrai danger c’est de ne plus oser s’exprimer, de ne plus exprimer ce qui ne va pas dans ce contexte du positivisme exacerbé.
Donc osez exprimer quand ça ne va pas. Exprimez-le au bon moment avec les bons interlocuteurs et surtout soyez orienté solution plutôt que de vous laisser embarquer dans un bain de négativisme absolu.
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